12 décembre 2019
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Contrôle pulvé : 5 points clés pour éviter la contre-visite

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Tous les 5 ans et bientôt tous les 3 ans, la conformité des pulvérisateurs doit être validée par un organisme agréé. Une bonne préparation vous évitera la contre-visite. Découvrez en 5 étapes, les éléments à surveiller avant de se rendre au centre de contrôle.
Par Flavien Roussel, Publié il y a 11 mois à 15h12

Une fois que le rendez-vous pour le contrôle de votre pulvérisateur est pris, il est important de se pencher sur plusieurs points.

Etape 1 : nettoyage et remplissage de la cuve

L’outil aura été rincé au préalable et l’extérieur nettoyé, en restant prêt à l’emploi. Pensez à ajouter au moins 500 litres d’eau dans le pulvérisateur, ils sont nécessaires au contrôle des  fuites et aux mesures de débit des buses.

Pour accélérer le travail du contrôleur, il est préférable d’atteler le pulvérisateur au tracteur dédié aux traitements. Le boîtier de commande doit être en cabine et connecté à l’outil.

Etape 2 : vérification d’éléments de sécurité

L’attelage et le châssis ne doivent pas être déformés ou abîmés. Le bon état des éléments de signalisation est observé, mais n’entraîne pas de contre-visite. Pour les modèles traînés et automoteurs, une usure excessive d’un pneumatique sera notifiée dans le rapport de contrôle.

La protection de cardan complète avec chaînette est nécessaire. Son état doit être irréprochable. Les flexibles et raccords hydrauliques ne doivent pas être altérés ou présenter de fuites. Le fonctionnement des régulateurs de pression est conforme quand l’ouverture des rampes se fait sans à-coups. Ces points peuvent entraîner l’arrêt du contrôle si la personne habilitée juge que sa sécurité n’est pas garantie.

Etape 3 : surveillez les fuites

Les flexibles de pulvérisation doivent être liés à la rampe sans pendre. Il ne faut pas de fuite sur la pompe, la cuve principale et la cuve de rinçage. Les bouchons ainsi que les systèmes de remplissage/vidange/rinçage et d’anti-retour doivent être en bon état. La fermeture de chaque tronçon doit être indépendante et la coupure générale doit fermer correctement.

Les fuites en fonctionnement sont aussi recherchées. Elles peuvent survenir au niveau des filtres, des conduites de pulvérisation, des raccords tournants et des buses. Il n’est pas nécessaire de changer toutes les buses pour s’éviter une contre-visite du pulvérisateur. L’outillage du contrôleur évalue le débit de chaque buse. En cas de dysfonctionnement, le certificat de conformité sera validé et transmis à l’exploitant agricole après présentation de la facture des nouvelles buses.

Etape 4 : attention au manomètre

Le manomètre doit être fonctionnel et précis. Des chiffres illisibles, une aiguille qui ne part pas de 0 bar, ou qui est cassée nécessitent un changement du manomètre.

Le manomètre doit être en bon état et son aiguille précise.

Etape 5 : veillez à l’état de la rampe

Les aspects mécaniques de la rampe sont contrôlés. Elle ne doit pas être déformée. Les points de repliage ne doivent pas présenter un jeu excessif car ils peuvent générer un sur-jeu préjudiciable à la pulvérisation. Prenez le temps nécessaire pour contrôler toutes les soudures de la rampe et du châssis. Si vous détectez des lésions, il faut ressouder. Pour les points de rouille, il convient de les brosser puis de les repeindre. Vous n’êtes pas obligé de couvrir le métal avec une peinture identique à celle de l’outil. L’important est d’empêcher la corrosion.

Cas particuliers des pulvérisateurs en arboriculture et en viticulture
Les modèles dotés d’une soufflerie, les redresseurs des vents et les pales doivent être en parfait état. Le ventilateur doit être bien fixé au châssis et si le modèle est équipé d’un embrayage, celui-ci doit être en bon état de fonctionnement. Les gaines d’air ne doivent pas être obstruées. Leur bon état et leur fixation seront contrôlés. Cette règle s’applique également pour les sorties d’air.

Le contrôle technique de votre pulvérisateur est valable 5 ans et passera bientôt à 3 ans. En cas de manquement à cette obligation, des sanctions financières peuvent être appliquées. Pour en savoir plus sur ces sanctions, lisez l’article Contrôle des pulvérisateurs : attention aux pénalités financières.