22 janvier 2020
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Comment se déroule le contrôle technique d’un pulvérisateur ?

Il est conseillé de ne pas attendre la date anniversaire de la première vente de la machine pour se prémunir d’un planning saturé chez les organismes de contrôle. La présence du propriétaire est recommandée mais n’est pas obligatoire.
Par Flavien Roussel, Publié il y a 2 ans à 17h01
Un pulvérisateur conforme recevra un macaron qui indique la date de validité du contrôle.

Une fois votre machine bien révisée et que les 5 points clés pour préparer votre pulvérisateur ont été vérifiés, vous pouvez prendre rendez-vous avec un organisme agréé afin de procéder au contrôle technique de votre engin. Le personnel suit alors un protocole immuable.

Lors de la prise de rendez-vous, en plus de vos coordonnées, il faut mentionner la largeur de rampe du pulvérisateur. L’organisme de contrôle doit également être informé de la présence d’un système DPA (débit proportionnel à l’avancement).

Un lieu de contrôle adapté

Le pulvérisateur et le tracteur sont positionnés dans une aire plate et suffisamment grande pour déplier les rampes sans gêner les déplacements de l’inspecteur autour de l’ensemble. Après les contrôles de sécurité préalables à l’inspection du pulvérisateur dans les détails, l’horizontalité de la rampe est contrôlée. Elle doit être égale sur toute la largeur. Son jeu vertical et horizontal est évalué. L’étanchéité du bac incorporateur et du lave-mains est vérifiée, s’ils sont présents.

Pour établir la conformité des autres points, un premier tour du pulvérisateur est effectué pour vérifier les fuites statiques. Le pulvérisateur est ensuite mis en route à l’arrêt pour détecter des grosses fuites ou des pressions trop élevées. L’opérateur vérifie que l’ouverture et la fermeture des tronçons sont homogènes et effectuées dans un temps imparti après la commande. Pour le contrôle de pression, l’inspecteur visse un manomètre sur chaque tronçon et engage la fonction de pulvérisation. Les indications du manomètre du pulvérisateur sont comparées au manomètre de contrôle avec des pressions de 2, 3, 4, et 5 bars. Les pulsations de la pompe, la bonne fermeture/ouverture des tronçons et de la vanne générale sont vérifiées. Le certificateur mesure aussi l’écartement des porte-jets avec une tolérance de 5 %.

Vérification de la conformité des buses

Le niveau d’usure des buses est contrôlé, au banc d’essai du camion. Les buses à petit débit (orange, vert, jaune) sont déclarées conformes si leur débit ne s’éloigne pas de plus de 15 % des caractéristiques du produit neuf. À partir des buses couleur lilas, la tolérance est de 10 %. Les modèles, équipés du DPA, nécessitent un passage en conditions réelles où la pulvérisation est comparée à l’information affichée par le boitier.

4 mois pour réaliser la contre-visite du pulvérisateur

Pour un premier contrôle, un identifiant est fixé sur le pulvérisateur. Le macaron autocollant est poinçonné pour indiquer la date du prochain contrôle et collé sur l’outil. Le certificateur remet le rapport d’inspection et son verdict sur le bon état ou le besoin d’une contre-visite partielle ou totale. Dans ces deux derniers cas, le délai imparti est de 4 mois pour réparer et faire contrôler à nouveau le pulvérisateur.